La Nouvelle-Calédonie

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le Caillou aux mille facettes

Plages éclatantes et lagon enchanteur : le Caillou calédonien a sa place dans l'imagerie des îles du Pacifique. Mais l'archipel offre aussi des horizons de savane, de forêt luxuriante et de montagne. La Nouvelle-Calédonie présente une grande variété de paysage.

  • Le récif de corail, le plus long après la grande barrière australienne, ceinture la Grande Terre sur plus de 1 600 km. Il s'est formé au Quaternaire, à la suite d'un affaissement de terrain ou d'une transgression marine (brusque remontée du niveau des eaux après déglaciation qui envahirent les terres basses, formant le lagon).

  • Les forêts de l'Est. La montagne sépare la côte Est des plaines de l'Ouest, accentuant ainsi l'opposition entre côte au vent et côte sous le vent. La forêt couvre 1/5e de l'île, dans la Chaîne. S'y épanouissent le tortueux tamanou, le houp, le kaori géant, les fougères arborescentes et plus au sud, le chêne-gomme et le hêtre austral

  • Le littoral est recouvert par des milliers d'hectares de mangroves, cette forêt littorale des tropiques, où les palétuviers baignent leurs racines aériennes. Mais, comme dans toute l'Océanie, la mangrove laisse aussi place aux plages de sable blanc bordées de cocotiers. Et des rochers s'élancent les majestueux pins colonnaires.
  • A l'ouest, plaines et savanes. Des rivières traversent la savane : la Néhoué au nord, la Pouembout, la Boghen, la Tontouta au sud. L'ancienne forêt a été la proie des flammes et les niaoulis, qui résistent au feu, l'ont remplacée. Ils peuplent la plaine d'une végétation de savane : gaïacs (acacias), mimosas, goyaviers et cassis hérissés de piquants...
  • Le centre est traversée du Nord au Sud par une chaîne montagneuse au relief tourmenté, dont les sommets culminent souvent à plus de 1 000 mètres. Le mont Panié, au Nord, atteint 1 629 m et le mont Humboldt, au Sud, 1 618 m.

  • Le Sud aux terres rouges accueille la plaine des Lacs, couverte d'un maquis de plantes hygrophiles à l'allure de joncs et de nombreuses plantes endémiques. Le santal, à l'essence précieuse, s'y fait désormais rare : la forêt a été dévastée au XIXe s.

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